La traduction, un métier à plusieurs facettes

La traduction, un métier à plusieurs facettes

Kasia Rey


TRADUCTION


Le poste
À la base, je suis traducteur. Au début je faisais un doctorat, puis j’ai opté pour la traduction et à mes débuts, j’ai ouvert un cabinet, initialement spécialisé sur les langues des pays de l’Est, domaine où nous sommes toujours leaders. J’ai d’abord commencé seule, puis j’ai embauché et fait grandir l’équipe. La traduction doit toujours se faire vers la langue maternelle pour éviter les approximations. Peu à peu, nous avons élargi notre activité pour nous adjoindre des prestataires compétents dans toutes les langues, ainsi que des interprètes, soit en cabine, soit en consécutif, dans le cas d’accompagnement d’entreprises.  

Les missions
Mon souci est : comment être une plaque tournante entre les clients et les traducteurs ? Je n’ai pas de traducteurs en interne, j’ai un vaste réseau. Je choisis les meilleurs, en général dans la langue maternelle et à double casquette : la langue et le domaine technique nécessaire pour assurer la compétence requise. Toutes les traductions sont relues en interne et en externe. Le client doit avoir l’assurance qu’une relecture est faite.

Attraits et exigences
C’est un métier très complet. Pour exercer ce métier, on a besoin de plusieurs compétences s’ajoutant à la traduction pure. Le métier n’autorise pas d’à peu près. Non seulement, une technique de traduction parfaite mais aussi la maîtrise des outils informatiques. Il faut absolument être formé sur tous les logiciels du métier qui mémorisent le texte sur lequel on travaille. Cela permet d’être homogène sur tous les documents. C’est aussi un avantage pour le client car, in fine, la tarification ne sera pas la même. Certes il existe aussi la traduction automatique mais il y a encore beaucoup trop d’erreurs pour rendre ce service fiable. Il faut être très rigoureux, très bien organisé. Chaque jour on travaille sur de nouveaux textes, chaque jour, il y a de nouveaux défis. Il faut aussi des compétences commerciales, il faut faire son réseau pour viser l’efficacité, sachant que le lancement est peu coûteux. On peut aussi travailler de chez soi pour un faible coût d’investissement. Mais ne pas se leurrer, il faut être bien organisé face aux différents types de traduction qui arrivent. Et accepter de travailler le week-end, en cas d’urgence…  

Les conseils
Tout d’abord, être un bon linguiste, maîtriser au moins 2 langues et surtout très bien sa langue maternelle. C’est tout à fait semblable au métier d’écrivain. Pour tous les Jeunes qui finissent leurs études, je recommande de commencer à prendre contact avec le métier en entrant dès leur début dans une agence de traduction qui leur permettra d’expérimenter les différentes facettes du métier : rédacteur, traducteur, chef de projet. En pratiquant ces trois postes, ils apprendront le métier de manière pratique et opérationnelle.

Kasia Rey
TradEst
CCE Auvergne-Rhône-Alpes