Il ne faut pas confondre export et international

Il ne faut pas confondre export et international

Guillaume Bages


COMMERCIAL/MARKETING


Le poste
Guilaume Bages est directeur de l’international de Blanc des Vosges, marque de luxe de linge de maison. Il avoue lui même qu’il a basculé sur ce poste après 20 ans de carrière dans l’automobile. Sorti en 94 de l’Ecole textile de Roubaix, très réputée dans le monde du luxe, il a fait HEC, puis Harvard (« 1 mois de formation pour le leadership », dit-il). Il a toujours travaillé pour des sociétés étrangères (allemande, espagnole, américaine), dans l’automobile. Ses postes de chef de projet quand il était jeune, l’ont amené petit à petit à la direction générale. C’est en Corée du Sud qu’il a rencontré le Directeur Général de Blanc des Vosges qui cherchait l’accompagnateur idéal pour se développer à l’international.  

Les missions
Faire connaître Blanc des Vosges, qui n’a que des produits d’excellente qualité, dans le monde du luxe. A partir de la mise en place de la marque, il a fallu chercher des partenaires dans les pays étrangers, des gens qui soient intéressés par du linge de lit haut de gamme qui est teint et ennobli à Gérardmer. Nous avons 1500 points de vente en France et nous sommes actuellement présents dans 36 pays dans le monde et sommes en train de travailler sur une ouverture de magasin en Chine, avec un partenaire.

Attraits et exigences
Il faut en permanence adapter les produits quand on veut s’internationaliser et chercher à connaître le besoin du pays où l’on veut se développer. Puis à partir de la mise en place de la marque, trouver des partenaires et chercher par tous les moyens à connaître les acteurs, les organismes utiles, surtout au démarrage. Le tremplin de l’automobile a été très formateur. Je vois très rapidement le retour de ce que je mets en place parce que je suis en relation avec le client final. Par exemple, en Corée, je suis resté 4 ans, le temps de monter une filiale de 25 personnes. A l’époque, il y avait peu d’expatriés. En 2007, seulement 1 000 Français étaient expatriés en Corée du Sud. Ce qui me plait, c’est d’avoir des contacts de grande diversité, partout dans le monde et surtout une grande autonomie : il faut animer la partie commerciale, la gestion RH, le marketing. La difficulté, ce sont les voyages, le fait d’être loin de sa famille.  

Les conseils
Être persévérant, ne pas avoir peur de se mettre en cause, avoir une grande flexibilité intellectuelle, la capacité de fournir beaucoup de travail, de recherches pour un résultat faible par rapport à l’ énergie dépensée. Aimer comprendre les gens, les écouter. Les cultures sont tellement différentes.

Guillaume Bages
Directeur International
Blanc des Vosges
CCE Île-de-France