Œnologue et directeur export à la fois

Œnologue et directeur export à la fois

Philippe Guigal


VITICULTURE


Le poste
Si vous n’êtes pas encore immergé dans l’univers du Bio, allez sur le site Ecolive, vous ne manquerez pas d’être séduit. Quand Olivier Potaufeux a monté Ecolive en France, il avait déjà travaillé pendant 6 ans en Allemagne pour commercialiser les marques françaises dans des magasins Bio allemands. « J’ai découvert les CCE à l’occasion du concours VIE. Le thème était le VIE, tremplin pour l’international. Je travaillais chez Bio Fournil. Ils m’ont donné la chance de partir en Allemagne pour présenter leurs produits et développer leur réseau à l’étranger. Pendant 6 ans, j’ai fait beaucoup de route, les premiers mois ont été rudes, mais c’est le commercial avec qui je travaillais en Allemagne qui m’a formé … C’est devenu une passion et de retour en France, je montais Ecolive, agence marketing et prestations pour que les marques françaises puissent conquérir les marchés dans le monde. On fournit le conseil et toute l’ingénierie ». 

Les missions
Le marché français du bio est devenu le 3ème plus gros marché du bio après l’Allemagne et les USA. Notre réseau de distributeurs spécialisés est presque unique au monde, Biocoop, La Vie Claire, Satoriz, l’Eau Vive, Naturalia et beaucoup d’autres. Les fabricants allemands sont de très grosses entreprises leaders sur leur marché. Les marques étrangères arrivent souvent de Hollande. Elles sont plutôt bas de gamme mais réalisent de très gros volumes et cassent les prix. Les Italiens sont très forts en bio, particulièrement, pâtes, riz, sauce tomate. « Les contrôles des laboratoires sont drastiques, les cahiers de charges des fournisseurs sont hallucinants, mais ça marche bien ». Voilà pour l’ensemble du marché.

Nous, chez Ecolive, nous cherchons à accompagner des marques authentiques qui ont un « plus ». On se rapproche de l’endroit de l’origine des produits. Pour les amandes, on va en Italie, pour les sardines en Bretagne, pour les thés, en Grande-Bretagne où l’on sait en principe bien choisir ses thés.

Attraits et exigences
«On n’est pas dans un marché de « bisounours ». La plupart des acheteurs qui étaient dans les réseaux bio ont été recrutés dans la GMS : Greenweez, le plus gros site de vente en ligne de produits bio a été lancé par Carrefour ! Naturalia appartient au Groupe Casino. Chez Auchan et Leclerc, les produits sont bien vendus mais leur marque disparait au profit de l’intitulé de la marque du groupe. Chez Ecolive, tous les producteurs bio peuvent présenter leurs produits, leur marque et leur histoire dans un espace dédié. Si nous nous qualifions de « chercheur de goût », cela implique toute une démarche que nos clients reconnaissent.  

Les conseils
On voit de belles entreprises dans notre métier mais elles ne sortent pas assez des frontières. Le métier n’est pas simple, mais « elles mettent trop leurs œufs dans le même panier. Et pourtant la guerre entre réseaux bio et Gms n’a plus de raison d’être. « Il faudrait donc développer la formation des consommateurs, en France comme à l’étranger. Il faut se déplacer et ne pas hésiter à découvrir le monde, bien que les déplacements à l’export ne soient pas l’idéal pour l’équilibre de la vie de famille ! »

Philippe Guigal
Président directeur Général Etablissements Guigal
CCE Auvergne-Rhône-Alpes